Vidéo : Festival AR(t]CHIPEL : quand Shimabuku relie l’art, le vivant et le monde à Châteauroux
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Nathalie Sécardin – Directrice de l’EMBAC – École Municipale des Beaux-Arts de Châteauroux Métropole
Toutes les histoires qu’il raconte, elles sont drôles, poétiques.
Anne-Laure Chamboissier – Commissaire artistique Festival AR(t]CHIPEL
C’est un artiste qui est au centre du monde, qui est au centre de la vie et qui est en interaction constante avec les gens.
Panneau École des Beaux-Arts – Châteauroux (36)
Shimabooku, c’est un artiste japonais, il porte une attention toute particulière à son environnement, à la question du vivant. un travail autour des des bruissements hein euh poétiques du monde, on pourrait dire, avec cette attention qu’il porte au monde animal, au monde minéral qui euh développe une poétique du vivant…
Nathalie Sécardin
…et qui célèbre où qu’il se trouve, ce que font les gens, ce que font les animaux et cetera.
Anne-Laure Chamboissier
On a plusieurs œuvres euh où il y a une interaction directe avec l’animal dont l’œuvre qui provient du centre Pompidou, attraper des pieuvres avec des poteries fit main, c’est euh un ensemble de peau en céramique, un dessin, une vidéo et évidemment le tout fonctionne ensemble.
Ce que je trouve très intéressant, c’est tout le mélange de la poésie et des matériaux, des mélanges des médiums.
C’est le lien qui m’intéresse entre l’homme et l’environnement.Se met à faire flotter un cerf-volant qui le représente. C’est une sorte de métaphore où l’artiste est pris dans un temps qui est bien plus grand que ce qui se vit là en ce moment. C’est quelqu’un toujours qui nous emmène comme ça dans un imaginaire, dans une histoire, dans un monde parfois peut-être va nous paraître un peu farfelu mais je pense qu’en ce moment on a un peu besoin de poésie.
C’est vraiment ce que j’attends de quelqu’un qui fait de l’art. Il pense les choses et il les pense d’un regard qu’on aurait pas tous forcément.Une visiteuse de l’exposition
La pièce que je préfère, c’est sculpture pour les pieuvres. C’est vraiment un cadeau pour les pieuvres. Est-ce qu’elles vont les voir ? Est-ce qu’elles vont les choisir ? Qu’est-ce qu’elles vont en faire ? Et en fait là, il est pas allé sous l’eau pour vérifier mais ça donne bien envie d’y aller.
Dans la création contemporaine à l’heure actuelle, cette attention au vivant, cette attention à son environnement est de plus en plus présent. La médiation va être faite par les étudiants de l’école.
C’est important que cette exposition puisse avoir une résonance aussi et être effectivement dans des préoccupations extrêmement actuelles et contemporaine pour les les jeunes artistes en devenir.
Vidéo : Festival AR(t]CHIPEL
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Des enfants assis à une table
J’essaie de faire un poisson avec de l’aluminium. C’est venu dans ma tête comme ça. L’art, c’est que des choses qu’on a dans la tête.
Panneau Les Tanneries – Centre d’Art Contemporain, Amilly (45)
Éric Degoutte – Directeur des Tanneries, Centre d’Art Contemporain (45)
Pendant deux semaines dans le cadre d’Artchipel, on a mis en place un principe d’Artchipel des mobilités avec l’appui de la région centre Val de Loire.
C’est le développement d’un système de navette de bus qui va dans les petits villages aux alentours des Tanneries proposer à des visiteurs la réalité du centre d’art, sa programmation et tout particulièrement l’exposition de Vincent Barré.Lucie Barrier – Directrice d’école et institutrice – La Cour Marigny
Le dispositif Artchipel nous met à disposition un bus pour nous déplacer depuis l’école pour découvrir ici le centre d’art.
Un animateur des Tanneries
Vous allez passer une journée avec nous, une journée artistique.
Une enfant
J’ai jamais été dans des musées.
Éric Degoutte
Une journée qui est construite spécifiquement avec les écoles, avec les enseignants. Donc, il y a la découverte des expositions.
Une enfant
Ce matin, j’ai vu plein de jolis arts un peu bizarres aussi.
Lucie Barrier
Les enfants quand ils découvrent les œuvres d’art, ils sont plutôt les yeux écarquillés à regarder la hauteur, la matière.
Un enfant
On a vu des œuvres d’art avec du beau bois et du polystyrène.
Lucie Barrier
Ça les intéresse de savoir pourquoi et à quoi l’artiste a pensé à ce moment-là.
Un enfant
Je me suis dit que ça a dû être long de faire tout ça.
Éric Degoutte
Puis c’est surtout l’occasion de faire des ateliers, de la pratique artistique, de joindre le geste au travail du regard et c’est quelque chose qui fascine et qui plaît beaucoup aux élèves.
Il y en a qui ont déjà fait des sculptures et de la feuille d’aluminium.
Se permettre de faire quelque chose qui est dans la proximité de ce que l’artiste fait et qu’on découvre dans nos lieu d’exposition. C’est une première passerelle extrêmement importante pour aller vers l’œuvre.Une enfant qui fabrique une sculpture avec du papier d’aluminium
C’est pas terminé mais ça ressemble au moins à quelque chose avec les petits sourires.
Lucie Barrier
C’est vrai que l’art finalement dans notre pédagogie de tous les jours, on en fait pas beaucoup et et là ça nous fait une journée entière où on parle que de ça donc c’est intéressant, enrichissant pour les élèves.
Éric Degoutte
C’est vraiment important pour moi qui garde en tête cette facilité d’accès à l’art contemporain, à la création dans un lieu qui sait mettre en place des conditions pour le faire.
Un enfant
Moi, je suis jamais allé dans une exposition. J’en ai pensé que c’était cool que de venir parce que les œuvres d’art c’est très beau et j’aime bien.
Vidéo : Festival ARtCHIPEL : quand Olivier Debré met la peinture en scène à travers ses rideaux de théâtre
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Voix Off
Et si avant que le rideau ne se lève, on entrait dans l’univers d’Olivier Debré.
Bienvenue dans la galerie noire du CCCOD où pour la première fois ces œuvres dialoguent directement avec l’atmosphère du spectacle vivant.
Marine Rochard – Chargée d’exposition et de la recherche CCC OD Tours
Alors, c’est la première fois qu’on montre le travail d’Olivier Debré dans cette galerie noire puisque c’est un travail qui a trait au spectacle vivant et aux arts de la scène. D’habitude, on a été habitué à découvrir son travail dans la galerie blanche qui est l’espace muséal du centre d’art.
Il s’agit d’une exposition qui se concentre sur les études préliminaires aux quatre rideaux de scène créés par Olivier Debré au cours de sa carrière.
L’exposition la peinture en scène ne montre pas les rideaux eux-mêmes, mais les esquisses préparatoires de quatre commandes exceptionnelles. Elle se déploie en quatre sections, chacune consacrée à un rideau et riche en esquisses, maquettes, documents d’archive. Le rideau de scène de la comédie française en 1987, le rideau de scène de l’Opéra de Hong Kong en 1989, celui des Abesses en 96 et enfin celui de l’Opéra de Shanghai en 98.
Parmi les 60 travaux présentés, la moitié concerne la comédie française.
Le plus grand des quatre rideaux, c’est celui de Shanghai qui a été réalisé en dernier en 1998.
Euh celui-ci fait plus de de 20 m de large quand même. C’est presque le double de celui de la comédie française.
Bien sûr qu’il y a des contraintes techniques et surtout il y a des écueils qui doit résoudre des écueils techniques sur euh la taille de ses pinceaux, euh la façon de guider son geste pour que ce geste conserve à la fois expressivité et puissance comme on le voit habituellement dans ses œuvres à taille humaine, à échelle humaine.
C’est la première fois qu’Olivier Debré reçoit ce type de commande. C’est assez rare qu’on ait confié ce genre de création à des artistes contemporains.
Voix off
Qu’on aime le théâtre, la peinture ou les coulisses de la création. La peinture en scène est une invitation à regarder avant que le rideau ne se lève.
L’atelier d’Olivier Debré à Vernou sur Brenne est ouvert exceptionnellement durant Artchipel les 18 et 19 octobre 2025.
Du 15 octobre 2026 au 30 avril 2027
Le festival ARtCHIPEL, fruit d’un riche partenariat entre la Région Centre-Val de Loire et le Centre Pompidou, invite chaque année à découvrir l’art autrement. Pour sa 4e édition, ARtCHIPEL 2026 met à l’honneur Alexander Calder et Max Ernst, en révélant les liens entre leurs œuvres et les paysages du Centre-Val de Loire. Entre ateliers, expositions et œuvres in situ.





